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SUSTAINABILITY AND EFFICIENCY
MENTION HONORABLE: PÉRENNITÉ ET EFFICACITÉ

Olivia Perry
Centre de cancérologie et centre des sciences de la santé Dr. H. Bliss Murphy

Olivia Perry a reçu un projet lauréat pour son projet intitulé «Programme de surveillance ambulatoire des agents anticancéreux oraux dirigé par un pharmacien».

Les agents anticancéreux oraux représentent une avancée majeure pour le patient en matière de commodité thérapeutique, mais ils sont associés à des défis tels que de nouveaux profils de toxicité, la surveillance fréquente des paramètres de laboratoire et la nécessité d'une adhésion stricte pour obtenir des effets optimaux. En tant qu'experts en médicaments, les pharmaciens en oncologie sont particulièrement bien placés pour surveiller les patients recevant des thérapies anticancéreuses orales, ce qui est également conforme aux meilleures pratiques d'utilisation des ressources de santé.

Conception :Au Canada, les patients qui prennent des agents anticancéreux par voie orale bénéficient d'un suivi plus ou moins important de la part des pharmaciens. Cette étude a comparé un suivi proactif complet assuré par des pharmaciens à un modèle de soins standard limité et réactif par nature. Cette étude rétrospective de cohorte appariée a exploré l'efficacité du suivi et de l'intervention du pharmacien dans la réduction de la toxicité cliniquement significative et l'augmentation de la tolérabilité de la thérapie, chez les Canadiens qui prennent des thérapies ciblées anticancéreuses rénales par voie orale en ambulatoire. L'hypothèse de l'étude était que la tolérabilité des agents anticancéreux oraux s'améliore avec l'augmentation des niveaux de surveillance et d'intervention du pharmacien.

Résultats :Les résultats appuient l'hypothèse - notamment, il a été révélé que les patients de la cohorte de soins complets dirigés par un pharmacien ont pu rester sous traitement pendant le double de la durée totale moyenne (jours) [449 vs 252 ; ratio de taux {RR} : 1,78], ont eu près d'un tiers du nombre de visites aux urgences [6 vs 17 ; ratio de taux d'incidence {IRR} : 0,35], et un tiers du nombre de retards de traitement [20 vs 61 ; IRR : 0,33].

Les résultats appuient le maintien et l'expansion des programmes dirigés par des pharmaciens dans les sites de l'étude, ainsi que la mise en œuvre et l'expansion de programmes dirigés par des pharmaciens dans d'autres juridictions. Les données révèlent une valeur pour tous : la population de patients, les autorités sanitaires et la pratique pharmaceutique. Les soins en cancérologie évoluent - le rôle du pharmacien doit également évoluer.